Je partage, donc j'existe
Radioscopie du commerce électronique au Maroc en 2011
Le Maroc enregistre une croissance soutenue du marché du commerce électronique avec un chiffre prévisionnel de 700 milllions de DH en 2011 et plus de 140 sites sites marchands opérationnels. Les détails.
Le marché des vente en ligne sur internet au Maroc continue son trend haussier. Selon les derniers chiffres du Centre monétique interbancaire (CMI), le Royaume a réalisé un chiffre d’affaires de plus de 230 millions de DH pour les six premiers mois 2011, contre 120 millions de DH pour le premier semestre 2010.
En effet, la croissance soutenue du marché de l’ordre de 90% s’accompagne par une explosion de nombre de transactions. Toujours, selon les statistiques du CMI, les opérations d’achat et vente sur internet, ont été multipliées par 2,4 % en passant de 277.000 transactions contre 115.000 pour les six premières mois de l’année 2010. Néanmoins, le marché reste dominé par la clientèle locale, puisque 95% des transactions s’effectuent à travers des cartes bancaires marocaines.
Parallèlement à la croissance du nombre des transactions, le panier moyen enregistre une baisse sous l’effet de la multiplication des sites e-commerce autres que ceux du secteur touristique et du transport aérien. C’est aux alentours de 800 DH que se situe, aujourd’hui, le niveau de panier moyen e-commerce contre 2000 DH pour l’année dernière.
“Cette dynamique du marché marocain s’explique par la multiplication de nombre de sites e-commerce et diversification de l’offre grâce à l’arrivée de nouveaux acteurs. A titre indicatif, Aujourd’hui, notre plate-formce compte plus de 120 sites marchands affiliés tout secteur confondu” explique Mme Samira Gourrom, directrice de développement de la société Maroc Telecommerce.
D’ailleurs, les professionnels tablent sur l’ouverture de plus de 20 nouveaux sites marchands d’ici fin de l’année 2011. Traduisez : le Maroc comptera un portefeuille global de 140 sites marchands affiliés au CMI avec un un chiffre d’affaires prévisionnel de 700 millions dirhams contre 300 millions dirhams en 2010. Ces prévisions optimistes s’adossent, également, sur la croissance soutenue du nombre des cartes bancaires de paiement et retrait en circulation au Royaume et qui ont dépassé le seuil de 6,5 millions de cartes sous les labels Visa, MasterCard et CMI.
“Le fait marquant pour l’année 2011 est sans doute l’arrivée sur le marche du commerce électronique de jeunes entreprises qui opèrent dans les achats groupés (deal) et les activités autre que les entreprises précurseurs du domaine, à savoir le tourisme, les transport aérien et l’informatique”, explique Jamal Skiti, président de l’Association des société du Technopark de Casablanca (Astec).
A rappeler que le Maroc compte, aujourd’hui, plus de deux millions d’abonnés internet et 13 millions internautes. Le taux de pénétration du mobile, pour sa part a dépassé le seuil de 110% avec un parc global de 35 millions clients pour la téléphonie mobile contre seulement 3,6 millions pour celui de la téléphonie fixe. S’agissant des noms de domaine, le marché enregistre plus de 40.000 noms sous l’extension du Maroc “.ma”.
Rachid Jankari
www.facebook.com/jankari.consulting
Les acquis de l’affaire A8gate
Le débat suscité par l’affaire désormais célèbre de la voiture de fonction du Ministre de la Jeunesse et des Sports est salutaire puisque celui-ci cristallise de nombreuses problématiques liées à la gestion des deniers publics.
Moncef Belkhayat n’en est pas à son premier scandale et à chacune de ces révélations, un pan entier lié à l’argent public apparaît au grand jour, poussant par là les citoyens qui s’y intéressent à réaliser qu’ils sont en droit de s’interroger, de demander des comptes, d’avoir accès aux documents liés aux marchés publics ou plus généralement de s’enquérir des dépenses de l’état.
Si Moncef Belkhayat considère que “disposer d’une voiture de fonction est un droit constitutionnel” il faudrait espérer que ce dernier lise la nouvelle constitution, qu’il la comprenne , et qu’il réalise que c’est la reddition des comptes, la transparence et la bonne gouvernance, sont érigées en dogmes par son article premier.
L’A8gate a été pour certains un faux débat, une boutade futile, voire une campagne de dénigrement à l’encontre d’un Ministre en période électorale, toutefois, pour la majorité des lecteurs, commentateurs et observateurs, cette affaire fut l’occasion de confirmer qu’il est désormais temps d’instaurer “la culture de demander des comptes” et de lutter contre le dangereux état de fait de “l’impunité”.
Ces deux notions, sont les versants d’une même valeur que le Maroc se targue de défendre au quotidien, celle de la “Bonne gouvernance”, thème désormais chéri par nos officiels.
Prôner la bonne gouvernance et rejeter en même temps le contrôle ou les interrogations du citoyen revient à verser de l’eau dans le sable, ainsi ces exigences sont légitimes et seront à leur tour les assises de la confiance que le gouvernement tente d’instaurer, a fortiori, en période électorale.
Je considère donc que l’A8gate est une opportunité pour interpeller à plus de transparence et de bonne gouvernance dans la gestion des deniers publics. Seules ces opportunités, si elles sont mises en lumière, permettront de réactiver le processus de confiance, et d’instaurer l’accès à l’information, préalable nécessaire à toute reddition de comptes dans un sens large.
Il ne faut pas non plus considérer que nous sommes dans une zone de non droit où l’impunité règne. Transparency Maroc relate régulièrement dans ses rapports et revues de presse les cas de fonctionnaires écroués pour détournement, dissipation ou autre. Seule la ligne taboue qui consiste à poursuivre “un haut fonctionnaire” est rarement franchie.
Aussi nous attendons beaucoup des institutions et organismes en charge de vérifier, d’enquêter ou d’instruire ce type d’affaires. Celles-ci ont un rôle deux fois plus important : protéger les deniers publics et instaurer la confiance.
L’ère des insultes et intimidations est révolue surtout de la part d’un Ministre magistralement contesté par les jeunes qu’il représente ou par les citoyens qui lui adressent des déclarations ironiques, des pamphlets sérieux, des questions laissées en suspens, ou des lettres ouvertes destinées au Ministre du dénigrement de la jeunesse et de la marchandisation du sport… Tout un programme !
Nonobstant les gaffes et bourdes que ce dernier continue à commettre avec emphase, sa gestion des deniers publics devrait en effet faire l’objet d’un vaste débat et si ce dernier est réalisé de manière saine, il devrait naturellement tendre vers une réaction de nos dirigeants et de nos élus.
A l’heure où les partis politiques concluent sur un programme électoral qu’ils devraient présenter publiquement bientôt, je ne saurai que trop leur conseiller d’ajouter dans leurs promesses de faire le ménage voire même de balayer devant leur porte, et de considérer la gestion des deniers publics comme étant LE cheval de bataille des valeurs qu’ils défendent. Je ne pense pas être en tort d’avancer, que ce point pourrait gommer beaucoup du désintérêt des citoyens pour la politique.
Sans vouloir verser dans l’idéalisme voire l’utopie, je demeure convaincu qu’un brin de rationalisation des dépenses, d’optimisation des deniers et de moralisation de la vie publique aiderait donc grandement à instaurer un climat sain et serein et c’est pour cette raison que j’encourage et participe au débat.
Compilation des questions qui demeurent en suspens dans l’affaire A8gate
L’émission “Avec ou sans parure” du 12 septembre 2011, en direct sur Luxe Radio et en partie consacrée à l’affaire de la Audi A8 de Moncef Belkhayat nous a laissé sur notre faim et de nombreuses questions et anomalies soulevées par la twittoma sont restées sans réponses.
Florilège…
1. La mise au point élaborée par Moncef Belkhayat précise que cette ” location intervient en remplacement d’un véhicule vétuste, ayant servi pendant plus de 16 ans” toutefois pourquoi a-t-il omis de mentionner dans ce communiqué la A6 laissée par Nawal Moutawakil et dont l’existence a été révélée par le journal Akhbar Al Youm ?
2. En direct à la radio, le Ministre a été forcé d’admettre l’existence de cette A6 et a déclaré que “son moteur a coulé et que le devis pour sa réparation est très élevé”. Cette voiture est-elle conduite par Nawfal Laarabi l’un des membres de son équipe ?
3. Pourquoi existe-t-il des contradictions entre les déclarations faites à Akhbar Al Youm et celles du communiqué du Ministre?
Ces contradictions, soulevées à juste titre par Anas Alaoui concernent principalement les points suivants :
- La syntaxe employée dans le démenti : « montant global de 37.000 Dhs sur 12 mois » qui prête à confusion puisqu’il s’agit d’après le Ministre de 37 000 dhs / mois
- L’argument de confidentialité d’un document de l’administration, or les ouvertures de plis d’appel d’offres ont lieu en séance publique.
- Le Ministre répond à Akhbar Al Youm que la location est sur 15 ans, et que si ” le contrat indiquait trois ans c’est parce que la loi marocaine ne permet pas aux administrations publiques de signer un contrat de plus de 36 mois”. Le Ministre a donc contourné la loi. Est-ce une pratique courante ?
4. Est-ce que le prix de location avancé par le communiqué et par Moncef Belkhayat à la radio soit un loyer de 37 000 dirhams par mois est hors-taxe ou TTC et inclut-il les charges supplémentaires de carburant ?
5. Est-il vrai que le loueur de la voiture était au ministère vendredi et pour quelle raison ?
6. Est-il vrai que la date de l’appel d’offres est postérieure à la date du contrat ?
7. Est-il vrai que l’agence Griche Car est la seule à louer des voitures au Ministère de la Jeunesse et des Sports ? Sur quelles bases a-t-elle été choisie?
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عباس الفاسي يوبخ منصف بلخياط لاستعماله سيارة أودي - مدونة علاش
L’exemple des ministres norvégiens
Les tweets/ blagues coup de coeur :
@citizenkayen: Standard & poor’s vient de degrader la note du maroc de AA+ à A8
@El_Boutchichi: #A8gate سيارة المُريد منصف تحمل ملصقاً خلفياً كُتِب عليه: “هذا من فضل ربِّي”
citizenkayen je m’audi cette voiture. #A8gate
Maghribi_1 الأفكار ليست لها لغة #A8Gate : Nawal a une #A6 , @moncefbelkhayat a une #A8 , comme ça le prochaine ministre a le droit d’avoir une #A10
RT @barawiii_joe: #A8gate #luxeRadio @moncefbelkhayat الشَعْب يُرِيدْ رُكُوبَ الاودِي #A8
SalimiImad L’Audi A8 de @MoncefBelkhayat est une caisse… de compensation #LOL
Musique : dédicasse aux acteurs de l’A8gate
Moncef Belkhayat : A8gate !
Un titre de presse a récemment dévoilé l’existence d’un contrat de location longue durée liant le Ministère de la Jeunesse et des Sports et une société de location ayant pour objet la voiture de fonction du Ministre, Monsieur Moncef Belkhayat.
J’ai pu avoir copie de ce contrat de location et j’ai tenté de recouper les informations qui y sont mentionnées auprès de plusieurs sources mais ces dernières ont exigées l’anonymat et le “off”.
Ainsi je laisse le soin au Ministre de confirmer ou d’infirmer les clauses de ce contrat disponible en ligne :
1. - Le Contrat de location serait d’après le contrat d’une durée de 36 mois
2. - La date de signature du contrat est le 10 août 2010
3. - Le document est signé par M’hamed Regragui, directeur de l’équipement et du Budget au Ministère de la Jeunesse et des Sports et Saoud Mohamed Griche, directeur général de la société Griche Car.
4. - La contrepartie de mise à disposition du véhicule avec le supplément des frais de carburant (article 3 contrat ) est :
* Le loyer mensuel forfaitaire s’élève à 75.000 DH
* Les frais de carburant supplémentaire/mois 15.000 DH
* Le montant total de la facture est de 90.000 DH
* 90.000 par mois x la durée du contrat 36 mois = 3.240.000 millions de DH
5. - Clause de résiliation du contrat (article huit) : en cas de résiliation du contrat, le Ministère de la Jeunesse et des Sports sera assujetti à payer une pénalité équivalente à 35% du montant restant des traites à payer.
Pour information, le prix d’une Audi8 au au Maroc, en fonction des modèles, varie entre 1,1 et 1,3 millions de DH.
Toute réaction de Moncef Belkhayat sur les termes de ce contrat est la bienvenue…
Le contrat est téléchargeable en intégralité en ligne.
Rachid Jankari
www.twitter.com/jankari
www.facebook.com/rachid.jankari
www.jankari.org



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